
Dans les Arts premiers de tous les continents, les instruments de musique ont leurs amateurs et leurs collectionneurs.
Pour accompagner, en 2025, le 30e anniversaire de la Cité de la musique et le 10e anniversaire de la Philharmonie, le Musée de la musique a dévoilé cet automne la nouvelle présentation de sa collection. Plus inclusive, comme on dit aujourd’hui, la muséographie favorise la reconnexion des patrimoines musicaux à travers le monde, tout en soulignant leurs évolutions historiques et leurs dynamiques contemporaines.
Point d’orgue du réaménagement du Musée, le dernier espace renouvelle l’exposition et le discours sur le patrimoine instrumental d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. Contournant l’approche strictement géographique et ethnographique, le dispositif oriente l’attention vers l’histoire singulière des objets, faite d’hommes-musiciens, de pratiques sociales et culturelles en prise avec les imaginaires les plus divers, désormais globalisés.
De l’histoire du banjo connectant l’Afrique et les Amériques, au destin planétaire de la guitare hawaïenne ; de la trajectoire diasporique des musiciens gnawa du Maroc à celle des griots d’Afrique de l’Ouest : l’archipel de récits déployés traduit la profondeur historique du patrimoine instrumental à travers le monde, mais aussi sa dynamique contemporaine, sous l’effet des interactions culturelles et des processus d’hybridation.
Une vidéo diffusée sur Youtube donne une bonne idée des nouveaux espaces et des nouvelles intentions.
Détours des mondes aurait volontiers monté une visite de la nouvelle muséographie pour ses membres… Mais la rigidité de la grille tarifaire des visites guidées aurait rendu le tarif d’entrée trop significativement plus élevé que l’entrée individuelle… Dommage !
Ts textes et images source Cité / Musée de la Musique
