
Quatre fois par an, en partenariat avec Yves Créhalet, la galerie Arnoux présente un objet d’art lointain, emblématique, un retour aux sources de la révolution artistique de 1906, année de la déflagration de l’Art nègre qui changea l’Art moderne, et aboutit à l’Abstraction .
« L’admirable liberté de l’art de notre temps qui lui ouvre des possibilités inouïes, nous la devons à l’exemple de l’art nègre. » (Daniel-Henry Kahnweiler)
Le choix du Printemps fait référence à l’éducation de la jeunesse, qui reste la première énergie des civilisations.
Chez les LEGA, ethnie du Nord Kivu, République Démocratique du Congo, la Société du Bwami est chargée d’enseigner la maîtrise de soi, la modestie, la sagesse aux enfants, et à poursuivre leur connaissance au long de leur vie.
Voici un très rare et ancien masque LEGA qui pourrait bien être l’œuvre d’un artiste occidental contemporain, à la recherche d’une abstraction expressive et spirituelle.
Il a été, voici au moins cent ans, sculpté dans une calebasse, avec incrustation d’os et de perles, et une corolle de plumes attachées par une tresse de fibres végétales.
Contrairement au bois des masques habituels, la calebasse, matériau léger et périssable, insiste sur l’humilité de l’impétrant. Perles et os expriment la lumière de la connaissance, et les plumes d’oiseaux la sublimation de l’esprit. Cette triade incarne avec élégance le parcours initiatique du Bwami.
Les masques Lega ne couvrent pas le visage, ils sont suspendus, aux bras et aux murs, comme supports métaphoriques de l’enseignement.
Provenance : Collection Nadine Vino-Postry, Cuernavaca.
Collection Yves Créhalet (Vente Ader – Dominique, Paris, 1 – 06 – 2023)
Exposition à partir du Samedi 11 avril 2026
Galerie Arnoux, 27 rue Guénégaud Paris 75006
