Photos de juin 2026 et texte de Christian Travers
Sur une population de 7 millions de personnes à Kalimantan on estime que 45 % sont d’origine Dayak. Leurs marques identitaires sont bien conservées. Ils vivent à l’intérieur des terres, près d’une rivière, dans des maisons sur pilotis et ils ont parfois gardé un habitat, en « maison longue ». Celles-ci peuvent atteindre 200 m de long et comprendre une quarantaine d’appartements, accessibles depuis une large terrasse. Ainsi est favorisée la vie communautaire et permis l’isolement familial. Au-delà de la préservation d’une coutume c’est le moyen de partager les coûts de construction.
Ils ont gardé leurs coutumes animistes, ont abandonné depuis plusieurs décennies la chasse aux têtes et sont maintenant majoritairement christianisés.
Avec les photos qui suivent nous sommes chez les Dayak Kayan puis les Dayak Iban.
Chez les Dayaks nous sommes toujours accueillis avec chaleur.
De vieilles femmes peuvent avoir conservé les lobes d’oreilles étirés par de lourdes boucles d’oreilles, attributs de la noblesse. Ce n’est plus le cas chez les jeunes. Le tatouage des bras et du corps est aussi un signe distinctif.
Immanquablement nous sommes conviés à assister à des danses traditionnelles ponctuées par des tambours et le son d’un sapé, une sorte de guitare, et parfois à partager le repas.
Les piliers de la maison longue sont ici abondamment sculptés.











